mardi 31 août 2010

Du Jazz à Sayada

Qui l’aurait cru, un Big Band se produisant, sur une scène sayadie et interprétant des classiques du jazz et des reprises des chansons tunisiennes et autres !
Année internationale
de la Jeunesse


Et bien, le Festival de la médina de Sayada l’a proposé avec la contribution de l’Association pour la culture et les arts méditerranéens, section Jeunesse (ACAM Jeunesse) pendant la soirée du samedi 28 août 2010 dans le cadre de la programmation de la troisième édition du festival, sur la scène du théâtre de la Maison des Jeunes de la ville. Voilà une somptueuse célébration de l’Année internationale de la jeunesse.

La troupe choisissant d’être appelée "Saxofans", annonce déjà la couleur : les fans du saxophone seront agréablement servis. Cette équipe est minutieusement dirigée par Fakher Hkima, un docteur en musique qui s’est fait entouré par des jeunes diplômés et qui a fondé cette troupe, supposée être la première en son genre dans le monde arabe. Elle réunit sur scène plus d’une douzaine de musiciens avec leurs instruments à air, ainsi une guitare basse, une batterie et un clavier.
Enseigne de la troupe Saxofans

La soirée s’est composée de trois volets : du jazz, de la musique tunisienne avec Hayder Amir et finalement des reprises avec une "jazzy touch" de morceaux de la musique orientale.


Ainsi débute la soirée avec quatre chef-d’œuvres du jazz : Amstrong, Bases 'n Blues, Tiger Rag et Flower for Elisse, la troupe a emporté les spectateurs vers une autre dimension, là où les mots cessent de toute manifestation, pour laisser la majestueuse voix de la musique s’exprimer et enchanter les cœurs et les esprits.
Saxofans sur la scène du Festival de la médina de Sayada (samedi 28 août 21010)

Les passionnés du jazz présents sur les lieux se sont crus être à Tabarka voire à Montreux ou à Montréal... Certes, les lumières et le décor harmonieux de la scène ont amplifié l’enchantement. Bref c’était magique.
Hayder Amir avec Saxofans

Hayder Amir, une des belles voix de la chanson tunisienne a pris la relève pour offrir au public un remix des chansons tunisiennes de Hédi Jouini, de Mohamed El-Jemmoussi, d’Ahmed Hamza etc. Les sayadis ont été ravis de redécouvrir "Sayada" (Chahloula) par la voix de Hayder et avec la belle musique de Saxofans.

video

 

Quant au dernier chapitre du spectacle, Fakher a voulu « vulgariser » un peu sa passion pour le saxophone au grand public et faire rapprocher d’avantage son œuvre à l’oreille du récepteur en interprétant, accompagné par sa troupe, des musiques de différents cieux. Du populaire tunisien (B’jeh Allah Ya Hobby Esmaani), de la musique turque ainsi que des classiques arabes ont été revisités et réarrangés pour être en harmonie avec le jazz et spécialement avec le saxophone.
Dr. Fakher Hkima et sa troupe

Saxofans a bien acquit des fans à Sayada. C’était un vrai spectacle de valeur. Le public a peut être, découvert une nouvelle musique, mais c’est bien le but du festival, élever le goût, ouvrir des horizons et essayer de proposer une alternative aux médiocrités de plus en plus envahissantes.

Du jazz à Sayada, on l'a entendu...

jeudi 26 août 2010

Dorsaf Hamdani inaugure magistralement un programme de qualité

Dorsaf Hamdani aux coulisses
avant de monter sur scène
Dorsaf Hamdani, la voix nacrée de la chanson tunisienne, a donné le coup d'envoi des festivités ramadanesques programmées dans le cadre de la troisième édition du Festival de la médina de Sayada, et ce, le samedi 21 août 2010 au lycée 7-Novembre de la ville.
Ainsi, une nouvelle session du festival a démarré avec une soirée que le festival a pris la bonne habitude d'offrir. En effet, après Lotfi Bouchnaq et Zied Gharsa dans les éditions antérieures, cette troisième soirée inaugurale a été assurée cette année par la cantatrice Dorsaf Hamdani interprétant son spectacle «Emirat Ettarab».


M. Abdelhamid Slama
recevant l'armoiries du festival
M. Abdelhamid Slama, ministre-conseiller auprès du Président de la République et membre du comité central du Rassemblement constitutionnel démocratique, a officiellement donné le coup d’envoi d’un festival dont cette édition est dédiée à l'Année internationale de la jeunesse.

 Le spectacle inaugural s'est déroulé sur une scène haut en couleur dans un décor original et harmonieux, c'est un voyage sublime dans l'espace et dans les temps qui a survolé les grandes voix de la chanson arabe.
Dorsaf Hamdani sur la scène du Festival de la Médina de Sayada (2010)

De Esmahène à Feyrouz en passant par Oum Kalthoum et Leila Mourad et, cerise sur le gâteau, l’inoubliable Saliha, autant de  divas réunies ! Et  Dorsaf, avec son charme élégant, a su interpréter leurs chef-d'œuvres et conquérir, par là même, son public venu en masse et de tout âge pour redécouvrir «Elf Leyla Wa leyla», «Ehwa», «Layali El Ons», «Saalouni Enness», «Lessabr Hdoud» et tant d'autres merveilles de la chanson arabe.
Dorsaf fondue dans son œuvre
Les Sayadis ont été enivrés par les mouvements discrets de jubilation de Dorsaf et ont longuement et chaleureusement applaudi sa prestation. Ils étaient émerveillés par la voix de l'artiste, qui a été appuyée par une musique formidable, hautement jouée par la troupe qui l'accompagnait et qui a mis en valeur ses potentiels artistiques.


Une ambiance de  fête a marqué cette nuit ramadanesque; le public a apprécié le choix du spectacle et son cadre convivial, il a été enchanté d'avoir à sa portée une star de la chanson tunisienne qui, certes, ne se déploie pas encore assez dans sa propre production,  mais qui doit être en gestation pour une orientation artistique originale. Ce soir-là, des spectateurs ont parlé d’une belle combinaison «triadique» entre Adam Fethi, Lotfi Bouchnaq et Dorsaf Hamdani ! À bon entendeur…

La star de la soirée
recevant les honneurs
du comité du festival
Enfin, un grand bravo au jeune comité organisateur de cette troisième session du Festival de la médina de Sayada qui a su mettre la barre très haut dès l’enclenchement du festival avec pour objectifs majeurs : contribuer à la réconciliation du public avec  la culture de qualité. La suite du programme en témoigne : notamment  une soirée de la troupe Saxofans le samedi 28 août, la quatrième édition du Salon culturel prévue le jeudi 2 septembre  (avec un hommage à Jaâfer Maged et Mahjoub Ayari) et pour la clôture le spectacle «Tarabyet » de Hassen Dahmeni le vendredi 3 septembre  au théâtre de la Maison des Jeunes de Sayada.

Auteur : Habib M.

Article paru dans La Presse de Tunisie ici



mercredi 18 août 2010

Troisième session du Festival de la médina de Sayada


Logo de l'année internationale
de la jeunesse
Le Festival de la médina de Sayada souffle sa troisième bougie cette année en offrant à son public cinq soirées réparties le long du mois saint du ramadan 1431 de l’Hégire.
 

Cette troisième session du festival coïncide avec le coup d’envoi de la célébration en Tunisie et de partout dans le monde, de l’année internationale de la jeunesse, ainsi le jeunes ont la place d’honneur dans la programmation de cette année.



Banderole avec le programme
des différentes soirées
Dorsaf Hamdani
Le jeune comité d’organisation du festival a choisi de démarrer les festivités avec un spectacle de la vedette tunisienne, la cantatrice « Dorsaf Hamdani », intitulé Emirèt Ettarab (les princesses de la jubilation) et ce, le samedi 21 août 2010 au Lycée 7 novembre de Sayada.

Med Ali Ben Said

Une première dans le festival, c’est la programmation d’une soirée de théâtre pour enfants. Il s’agit d’un spectacle Fdaoui, « Elli Yehsib Wahdou » de l’acteur tunisien Mohamed Ali ben Said. Cette soirée est programmée le mercredi 25 août 2010 à l’espace de Sidi Ammar, le lieu de sépulture d’un saint que les Sayadis ont l’habitude de visiter pendant leurs fêtes.

Enseigne de la troupe
Saxofans



Quant à la troisième soirée, celle du samedi 28 août 2010 au théâtre de la Maison des jeunes de Sayada, elle s’inscrit dans la cadre de la célébration de l’année internationale de la jeunesse. Le spectacle sera assuré par « Saxofans » ou le premier Big Band arabe ! C’est un orchestre constitué essentiellement d’instruments à vent et dirigé par le talentueux musicien Fakher Hkima. Une superbe voix anime la soirée, c’est celle de Hayder Amir.

La quatrième édition du « Salon culturel » programmée le jeudi 2 septembre 2010 à l’espace de la Maison des jeunes, est une dédicace à la mémoire de deux grands poètes disparus, qui ont passé par Sayada : Jaâfer Majed et Mahjoub Ayari en présence de MM. Salah Hajja, Mustapha Attia, Mohamed Ayet Mihoub, Amer Bouazza, Sâad Bourghel et le poète Moez Majed fils de Jaâfer Majed. La soirée alterne poésie et musique, cette dernière est signée par Mongia Sfaxi avec la troupe Ettarab el-Assil de Monastir.


La clôture du festival est pour le vendredi 3 septembre 2010 au théâtre de la maison des jeunes, elle voit se produire le chanteur tunisien Hassen Dahmeni avec son spectacle « Tarabyet » et avec l’animation du poète Habib Mahnouche.

Tous les spectacles débutent à 22 heures et, faut-il le préciser encore, qu’il sont gratuits, un aspect que le comité d’organisation défend avec ardeur afin d’offrir un menu ramadanesque à un public avide d’évènements culturels.

dimanche 15 août 2010

Soirée d’ouverture de la troisième session


Cette soirée d’ouverture, prévue le samedi 21 août 2010 au Lycée 7 novembre de Sayada, sera assurée par la grande vedette de la chanson tunisienne :
«Dorsaf Hamdani»
en interprétant un spectacle intitulé «Emirat Ettarab».
Nous espérons porter satisfaction quant au choix de cette soirée ramadanèsque et soyez nombreux à y assister tout en rappelant que ça commence à 22:00 et c'est toujours gratuit.

سهرة الافتتاح لمهرجان المدينة بصيادة تحييها المطربة: "درصاف الحمداني" بعرض أميرات الطرب، وذلك مساء السبت 21 أوت بالمعهد الثانوي 7 نوفمبر بصيادة على الساعة العاشرة. فكونوا في الموعد علما وأن الدخول مجاني

samedi 14 août 2010

Affiche de la IIIe session du Festival

L'affiche de la présente session du festival du 21 août au 3 septembre 2010
Conception et réalisation de MM. Med Radhaouane Kerkeni et Habib M’henni
(avec l'emploi exclusif de Gimp et Inkscape sur une station GNU/Linux)
L'affiche de la troisième session du Festival de la médina de Sayada reflète la volonté de l'équipe organisatrice de célébrer de sa manière l’Année Internationale de la jeunesse tout en préservant le contexte du festival de la médina : un personnage aux habits traditionnels et à l'allure juvénile entraîn de procéder à une danse festive, entouré par des notes musicales dans un champs de hautes herbes...

Le fond de l'affiche renvoie aux coloris retenus dans toute la campagne du festival ; dépliants, banderoles, invitations etc. On a voulu s’inspirer de nos outils de publications et par la suite faire un clin d’œil au monde libre de l’informatique.


dimanche 13 septembre 2009

Le triomphe de la culture

Le lieu d'organisation de la soirée de clôture de la deuxième session du Festival de la médina de Sayada, s'est vu se déplacer de quelques dizaines de mètres depuis l'endroit prévu au théâtre à ciel ouvert de la Maison des jeunes de Sayada vers la Salle omnisports de Sayada. Au vu des grandes quantités de pluie enregistrée la veille du spectacle, le comité de l'organisation a eu la sage initiative de le transférer vers un milieu sûr.
Ce changement (tant contesté au départ) a permis à d'innombrables Sayadis de visiter pour la première fois la Salle de Sayada, fierté de la commune... Le ton a été annoncé, le spectacle doit mériter de son cadre...
Soirée de clôture de la deuxième session du festival
M. Frej Berrayana n'a guère démené à relever ce défi. Il a pu réunir plus d'une trentaine d'artistes entre musiciens et vocalistes dans une parfaite harmonie digne d'un grand Maestro.
Le spectacle était beau, dans une salle enjolivée par du fabuleux lumières et de grands tapis recouvrant son parquet.
quant aux chants liturgiques, M. Berrayana a su mettre à jour de nombreux morceaux de circonstance, devant un public venu en masse pour assister à un produit des régions de Téboulba, Moknine, Sayada ...


Au milieu de la soirée, le comité du festival a décerné -en collaboration avec l'Association coranique de la ville- un prix à titre symbolique à M. Samir HAMZA pour ses contribution salutaires au sein de l'Association.

vendredi 11 septembre 2009

Sayada

Il vient de me passer sous la main, le dernier numéro double 13/14 (1er semestre et 2e semestre 2009) de la revue "Thétis", une revue semestrielle publiée par l'Association pour la culture et les arts méditerranéens (ACAM).

Ce que j'ai beau aimé dans ce numéro, est l'article du directeur-responsable de la revue en personne, M. Mansour M'HENNI, fils de Sayada. L'article en question s'intitule :
SAYADA MA PASSION
Naissance et renaissance d'une cité méditerranéenne
C'est un texte plein d'amour pour la ville de Sayada et qui retrace dans un écrit enchantant l'histoire de l'agglomération depuis ses origines historiques, jusqu'au XVIe siècle de notre ère.
Le long de quatre épisodes récités sur sept pages de la revue, l'auteur a survolé les étapes clefs de l'histoire de la ville, ces étapes sont les suivantes :
  • Une agglomération à la périphérie de l'Histoire
  • Des origines libyques
  • La destruction de Leptis
  • Renaissance et peuplement de Sayada
La veuve originaire de Moknine, Hannibal, le corsaire Barberousse-Aroudj et d'autres sont les protagonistes de ce récit. Ainsi, le mythe côtoyait le réel dans une atmosphère de conflits, de pirates, d'épopées etc. Et M. M'HENNI nous a offert des voyages sublimes dans le temps avec un seul mot d'ordre « Sayada».

À la fin de récit, je reprends le texte de l'auteur qui avance :

«...C'est sur ce fond de conflit meurtrier et d'absence de sécurité que mon ancêtre le Djerbien s'en vint à terre de son îlot des Lotophages. Il élit domicile sur la colline de la Pêcheuse, mais ça c'est bien une autre histoire, l'histoire de mon ancêtre le Djerbien, qu'un jour peut-être je conterai.»
Eh bien monsieur, nous attendons avec impatience cette histoire.